6.03 Les processus évolutifs naturels seront-ils suffisants pour permettre aux forêts de s'adapter au changement climatique ?

Antoine Kremer

Migration du chêne vert (Quercus ilex) dans les forêts situées le long de la côte atlantique.Ces cartes représentent la présence de chêne vert (couleur verte) sur les parcellaire de deux forêts domaniales, tels qu’ils ont pu être extraits des documents d’aménagement de ces forêts au cours du siècle dernier. On constate tout particulièrement une colonisation progressive de la partie orientale de ces forêts par le chêne vert. A priori, la colonisation résulte principalement de processus naturels de dispersion et non de l’action anthropique, l’espèce n’étant pas favorisée dans les recommandations culturales. Ces observations permettent d’obtenir des données « très grossières » sur les capacités de dispersion naturelle. Les valeurs obtenues (30m/an) sont très largement inférieures à celles relatives à la migration naturelle postglaciaire (500m/an) et à celles nécessaires pour « suivre » les déplacements de niches écologiques prédites dans le cadre de changement climatique (1 à 5 km/an). (Source : Delzon S. et al, 2013)

 

La fiche en bref

(en ligne 11/2016)

  • Pour les espèces forestières, le défi évolutif face au CC se résume à ; migrer ou s’adapter
  • L’histoire de l’évolution des espèces après les dernières glaciations peut éclairer les questionnements sur les évolutions à venir en réponse au CC
  • Les capacités de migration des espèces vont se heurter à la vitesse du CC
  • Les capacités d’adaptation des espèces sont incertaines
  • D’autres mécanismes peuvent contribuer à une réponse adaptative des arbres
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6.03 Les processus évolutifs naturels seront-ils suffisants pour permettre aux forêts de s'adapter au changement climatique ?
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